Le promoteur immobilier recherche et achète le terrain,
finance
l'opération et passe les marchés avec les
entreprises,
assure le suivi technique, administratif et financier de
l'opération. Il lui appartient de surveiller le chantier et
les
relations avec les administrations et les collectivités
locales.
L'encadrement réglementaire et juridique de
l'activité de
promotion en matière d'urbanisme, de technique, de
sécurité, exigent de la part des promoteurs un
haut
niveau technique et une grande rigueur professionnelle.
Très longtemps, cette profession a été
mal
considérée, l'amalgame se faisant entre profit
(financier) et négligence (voire dégradation,
même)
de l'environnement, lorsque des erreurs évidentes furent
commises pour des programmes de construction peu respectueux de la
nature. Le promoteur immobilier avait réellement mauvaise
presse
et il faut reconnaître, à juste titre.
La profession a fait des efforts pour évoluer et s'assainir.
Beaucoup de professionnels se disent très attentifs
à
l'éthique. Preuve s'il en est que l'amélioration
existe
réellement dans la profession de promoteur immobilier, un
label
a été créé : le HQE (pour
"Haute
Qualité Environnementale"), qui est attribué au
promoteur
lorsque la concordance des critères est reconnue : ceux-ci
portent sur la qualité de la construction, le souci de
l'économie d'énergie et le respect de
l'hygiène
publique.
Cette activité est actuellement florissante et les
promoteurs
immobiliers fournissent directement de l'emploi pour 15.000 personnes
et indirectement, pour 120.000 autres. Le nombre de permis de
construire ayant augmenté de 25 %, les prévisions
sont
optimistes pour l'avenir. Néanmoins, avec la crise, de
nombreux
petits promoteurs immobiliers ont disparu et un tiers environ de ceux
qui restent génèrent 65 % du chiffre d'affaire
global.
Le promoteur immobilier lance la première
opération qui
consiste en la recherche du terrain. C'est la Direction du
développement qui en est chargée, des
attachés
fonciers circulent pour localiser les meilleurs sites
(démarche
directe, recherches dans les mairies, étude du cadastre...).
Lorsque le terrain est retenu, l'analyse commence : étude
juridique, commerciale, technique, financière et fiscale du
montage. On doit ensuite négocier avec les
propriétaires.
Dès l'obtention du permis de construire, le directeur de
programme lance la gestion juridique et financière de
l'opération. Superviseur technique, il conduit
l'étude de
faisabilité, sélectionne les entreprises.
Egalement
financier, il établit les garanties, gère les
budgets,
détermine les bénéfices. Excellent
juriste, il
décline les obligations du promoteur en matière
d'hygiène, de sécurité, de droit de
l'urbanisme,
les contrôle et les valide, et met au point les actes de
vente
ainsi que le règlement de copropriété.
L'appellation générique "promoteur immobilier"
cache plus
d'une profession, puisqu'elle compte aussi un directeur technique qui
est chargé de l'encadrement du bureau d'études et
du
service travaux, qui doit coordonner les différentes
étapes de la maîtrise d'œuvre. La
réalisation
terminée (ou en cours), le directeur commercial doit se
charger
de sa vente. Il délègue celle-ci à des
vendeurs,
pour lesquels les qualités commerciales habituelles et
quelques
connaissances fiscales sont nécessaires. A
côté des
vendeurs, un nouveau métier apparaît : le
"chargé
de clientèle", qui reporte le suivi travaux aux clients et
leur
assure un véritable service après-vente.
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Source:
http://www.contenulibre.com/
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